Avant le lycée, c'était elles qui comptaient le plus.
Puis y'a eu des problèmes, y'a eu les garçons, y'a eu nos parcours scolaires. Y'a eu un tas de choses et nos routes se sont un peu éloignées. J'ai eu des nouvelles, j'ai su qui faisait quoi.. J'ai même réussi à en revoir une en cours et j'avoue que je n'étais pas toujours super partante à la base mais il le fallait. Au fond, ce ne sont pas nos chemins qui nous ont éloignées, ce ne sont pas nos choix scolaires. Non, c'est plutôt de ma faute. J'ai eu l'impression de perdre ma place, de ne plus être importante et qu'au final, même sans moi, elles s'en sortiraient. Elles s'en sont sorties, elles étaient plusieurs à se soutenir, c'était facile. Pour moins ça l'a moins été. Je n'ai pas accepté d'être mise de coté, je n'ai pas accepté leur superficialité, je n'ai pas accepté qu'on s'éloigne les unes des autres et qu'on se voit moins au profit de.. Je n'ai pas accepté leurs copains, leurs vies amoureuses. J'devais sans cesse les consoler ou être heureuse pour elles, et j'sais que c'est ça être une amie mais j'sais aussi qu'il faut un minimum de réciprocité. Petit à petit, j'ai changé de monde, d'univers. Les après-midis fringues sont devenus des après-midis repos, mes vêtements ont moins compté et les discussions typiques des ados sur les garçons, les cours... se sont transformées en discussions cours et avenir. Ma vie a été tout à coup plus proche de ce que je voulais vraiment. Les "Ex filles" sont plus ou moins passées à la trappe et j'ai continué ma vie tout en ayant des nouvelles, tout en les suivant de loin.
Puis y'a eu ce livre de Paulo Coelho. Ca n'aurait pas dû, mais ça m'a fait mal de retomber dessus. Elle me l'avait offert lors dela dernière soirée passée ensemble, ce n'est qu'une semaine après que tout a mal tourné.. Ca m'a fait mal et je me suis souvenue, j'ai réalisé aussi que quelque part elles me manquaient. Elles ou ce temps-là, peu importe.. Mais y'a un manque. Je pourrais leur parler. S'il faut ça pour que notre histoire avance, s'il faut ça pour nous aider à être comme avant, alors je suis prête à m'expliquer, dire ce qui m'a brisé le c½ur et ce que je n'ai pas aimé. Je pourrais même supporter les reproches et prendre sur moi s'il faut ça pour reconstruire notre amitié.
N'oublions pas que j'lui dois le nom de ce blog =]
Mais non, au fond, je ne fais qu'y penser utopiquement. Car je n'y crois plus..